Conséquence - L'arbre de vie

Chapitre 30




  La lune était toujours haute au-dessus de la ville quand Cefan trouva le bateau qu'elle recherchait. Comme elle descendit sur les docks, deux soldats Romains s'approchèrent d'elle, et dégainèrent leurs épées. Ils connaissaient les ruses grecque et n'avaient aucune envie d'être dupé par une femme. "Halte! Vous ne pouvez pas venir ici !" Ordonna le premier des deux gardes.

Cefan ne fut pas du tout intimidé. Elle venait d'échapper à un attentat à sa vie perpétré par la Destructrice des Nations en personne, alors deux gardes Romains étaient le moindre de ses soucis. "Dites à votre commandant que le Lieutenant Cefanelwai-Timbukili est ici et a des informations importantes à lui soumettre quant à son transport d'arme qui doit avoir lieu d'ici quelques marques de chandelles."

Les deux gardes échangèrent des regards, personne n'était supposé savoir pourquoi ils étaient ici.

Comment ce soldat grec avait-elle su pour les armes ? Avec un signe de tête, l'officier supérieur ordonna à son cadet de resté là tandis qu'il irait faire son rapport.

Cefan s'appuya contre un avant poste, essayant de mettre le moins de pression possible sur sa jambe blessée. Elle savait que sa blessure s'était rouverte, même si elle ne pouvait pas voir l'arrière de sa cuisse. Elle espérait que le commandant Romain voudrait bien que son guérisseur y jette un œil après qu'elle lui aurait donné ses informations. Elle aurait sacrifier sa vie pour la Conquérante. Maintenant son sang coulait librement comme pour ce moquer de ce sacrifice.

Cela prit presque la moitié d'une marque de chandelle avant que le commandant ne l'invite dans ses quartiers. Guidé de façon plutôt rustre par la première paire de garde, Cefan entra dans la salle commune du navire.

Assit à un bureau richement orné elle vit le commandant Romain. Il était paré dans des robes vermeilles et or qui indiquait sa noblesse Romaine, son armure polie brillait de milles éclats. De chaque côté de lui se tenaient des gardes portant des casques surmonté de plumes et ils tenaient de longues lances. Ils avaient plus l'air de faire partit du décor qu'autre chose, observa Cefan, notant que cela leurs seraient difficile d'obtenir l'espace et la distance nécessaire pour manier leurs lances dans cette pièce. L'homme était petit et compact. Ses cheveux étaient sombres et bouclés, une attitude indisciplinée mais un corps discipliné.

Ses yeux sombres se soulevèrent du parchemin qu'il étudiait et il détailla le soldat devant lui. Il avait passé toute sa vie au service de Rome. D'abord comme soldat sur les territoires du Nord, ensuite comme adjoint délégué de César. Maintenant il était le conseiller le plus estimé de César et le lieutenant chargé des missions que son dirigeant savait délicate et dont il voulait s'assurer la réussite. LA présence de cette grecque dans cette cabine de luxe n'était pas de bon augure.

"Qui es-tu ?" Demanda-t-il, d'une voix basse mais cultivée.

"Je suis Cefanelwai-timbukili, ancien lieutenant de l'armée de Xena, la Conquérante de la Grèce et la Destructrice des Nations."

Un petit sourire s'esquissa sur les lèvres de l'homme face au comportement fier de la guerrière. "Pourquoi ancien lieutenant ?"

"La Conquérante a essayé de me tuer cette nuit. Elle ne sait pas que je suis toujours en vie."

Se recalant dans sa chaise, Brutus essaya d'évaluer la véracité des déclarations de la guerrière. Cela était peut-être une tactique de la Conquérante, blesser son propre soldat et l'envoyer ici amorcer un piège. César l'avait mit en garde contre cette dirigeante grecque. "Et pourquoi a-t-elle essayé de te tuer ?"

"Parce que j'ai tué son ennemi, et cela, la rendu folle de jalousie."

"Et cet ennemi était ?"

"La Reine des Amazones."

Il avait entendu parler de l'agitation qu'il y avait eut au temple cette après-midi. Ses hommes lui avaient rapporté que la Reine Amazone avait été victime d'une attaque et de l'émoi que cela avait créé. Cependant personne ne savait qui avait décoché cette flèche fatale. "Avait-elle projeté de se réserver cet honneur pour elle-même ?"

"C'est ce que j'ai cru comprendre."

Croisant ses jambes l'une par-dessus l'autre, le commandant prit un air indifférent. "Alors qu'est-ce qui t'amène ici ?"

"La Conquérante projette d'attaquer votre convoi à l'aube."

"C'est ce qu'elle souhaite, n'est ce pas ? Et où cette attaque aura-t-elle lieu ?"

Cefan décrivit la carte que la Conquérante avait révisée avec elle plus tôt dans la journée. "Vos hommes prendront la route au sud, puisque c'est la seule qui les mènera à leur destination c'est à dire en Syrie.

Les hommes de la Conquérante sont placés pour prendre vos troupes à revers dans la passe de Sepian."

Le commandant s'étira pour prendre un parchemin, et le déroula. Le mettant de travers sur ses genoux il étudia la carte et traça l'itinéraire que l'armée suivrait bientôt . La passe de Sepian était très certainement le meilleur endroit pour tendre une embuscade. Il était possible que cette information soit correcte. "Peut-être …" se permit-il.

"Cela va de soit. Ses troupes doivent déjà être en place. Ils attendent leurs victimes."

"Donc tu as trahi ta régente. Que cherches-tu à obtenir en retour ?"

"Un passage sûr pour l'Égypte et mille dinars."

"Mille pièces d'or ?" Brutus fronça les sourcils, en considérant la somme. "Est-ce le prix à payer pour ton honneur soldat ?"

"Excusez-moi ?" Répondit Cefan, n'aimant pas le changement dans le ton de sa voix.

"Je te remercie pour tes informations, Cefanelwai-timbukili l'Égyptienne, mais je ne peux pas te permettre rester en vie. Mon honneur ne me le permet pas. Tu as trahi celle à laquelle tu avais juré allégeance. Je ne peux pas en attendre autant de toi." D'un geste vague, Brutus s'adressa à ses gardes d'honneurs. "Tuez-la."

Les soldats qui ressemblaient à des décorations réussirent avec une efficacité considérable à lever leurs lances et les lancer, atteignant Cefan dont le corps alla s'écraser contre le mur. Empalé par les deux lances de bois, Cefan expira son dernier souffle.

Brutus se leva de sa chaise et passa près du corps comme il quittait la pièce. "Maintenant, allons voir si tu as dis la vérité."