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Parking, laisser la voiture, se diriger vers la porte, s'arrêter dix fois, vingt fois pour faire cinq cents mètres… Parler à l'infirmière de l'accueil, pas de passage dans la salle d'attente, direction un box où presque immédiatement un médecin vient l'examiner. Quelques questions plus tard sur les maladies et interventions qu'elle a eues, si ses parents ont des problèmes respiratoires et pleins d'autres dans le même genre. Il pense soit à de l'asthme vu que son père en est atteint ou à une allergie quelconque. Prise de sang et examen, mais rien de concluant, il l'hospitalise pour voir comment cela va évoluer. Dans la chambre, Max pense qu'elle devrait prévenir Marion et ses parents mais, la vie ne lui en laisse pas le temps, elle se sent partir, c'est un calvaire pour respirer. Elle a juste le temps d'appuyer sur la sonnette… Quand elle reprend conscience, elle est aux soins intensifs. Elle a un truc qui la dérange dans les narines, elle comprend que c'est de l'oxygène. Elle voit une infirmière et lui demande de l'eau, sa gorge est sèche. Parler lui est difficile, mais elle doit le faire. Elle arrive après beaucoup de concentration à lui demander d'appeler Marion. Puis tout s'accélère, encore plus de mal à faire entrer de l'air, dormir pour échapper à tout ça. Un sursaut de conscience pour voir trois personnes au fond du lit qui lui posent une sonde urinaire, gênée de les voir ainsi contempler son entre-jambe. Inconscience, puis réalité, une main serre la sienne, une larme tombe sur son bras. Envie de parler, de crier mais aucun son ne sort. Cette main l'ancre, la force à se battre, un bref regard puis plus rien… Est-ce sa mère ou Marion ou son père peut-être… Sa santé décline vite, les médecins sont pessimistes quant à sa survie… Max se réveille, se sent un peu mieux mais elle a un masque sur le visage qui l'empêche de parler. On le lui retire, on lui remet des embouts dans le nez, la bouteille d'oxygène chuinte, un bruit qu'elle ne pourra jamais oublier. On essaye de lui parler, mais elle ne comprend pas tout… les mots forment un magma qu'elle n'arrive pas à défaire. Une phrase ou deux parviennent à faire le chemin dans son cerveau. Max comprend " piqûre " puis elle sent une douleur sous son bras. Une autre douleur atroce dans le cou quand on lui plante un cathéter puis les deux points à vif pour le fixer. Elle broie la main qui serre la sienne… D'autres mots arrivent, elle comprend " au revoir " puis le néant… Le médecin explique à ses parents et à Marion qu'il est temps de lui dire adieu, peut-être que Max ne se réveillera jamais… Il leur dit aussi qu'elle a cessé de respirer par elle-même, elle fait dans le jargon médical " poumons blancs ". Mais le tube qu'ils ont mis dans sa gorge devrait oxygéner son sang et elle ne devrait pas avoir de séquelles mais il faut l'héliporter dans un autre hôpital mieux équipé. Quand Max s'envole, tout le monde rentre chez lui, il est trop tard pour se rendre à Genève et ils ne pourraient rien faire… Le lendemain à la première heure, ils partent voir comment va Max… |