Dans cette histoire, il n'y a pas eu de saison 3 ni 4, ce qui veut dire qu'il n'y a jamais eu de ruptures, pas de mensonges, pas de Hope et Callisto et Solon sont encore en vie.
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Ce matin commença comme tous les autres. Une marque de bougie de travaux dans l'auberge suivie de la moitié d'une marque de migration dans mon endroit préféré, un arbre robuste d'où je pouvais attendre ces moments indigo juste avant que les premières lumières percent le ciel.
Qu'est-ce que j'attendais dans cet arbre ? Ben, la plupart du temps, j'attendais que la pâte du pain se levait dans les cuves en pierre de l'auberge ou que le matin passe, sans se soucier de moi et de mon arc, caché dans les feuilles. J'attendais aussi quelque chose de spectaculaire, quelque chose de vraiment merveilleux et étrange qui briserait le charme du total ennui de ma vie.
Qui aurait pu prévoir que ça arriverait un matin si ordinaire ?
Je les ais entendus avant de les voir. Un doux fracas d'un cheval chargé à travers les bosquets et les tons d'une conversation tranquille annonça leur présence. Quand elles entrèrent dans le pré et que je les ais finalement vus clairement, ma respiration fut coupée.
Deux femmes sur une jument dorée. Mais ce n'était pas des femmes ordinaires.
Une des femmes, plus petite, avec des cheveux de la couleur du blé tombé tard dans l'après-midi, était assise à l'avant de la selle. L'autre -- que les Dieux m'épargnent -- l'autre était la plus magnifique créature que je n'ai jamais vue. Grande, portant une armure et des cuirs, avec une rivière de cheveux noirs encrés descendant sur sa nuque, elle semblait alertée et prête à se battre même avec l'autre installé contre elle. Une poignée d'épée se voyait au-dessus de son épaule et je pouvais voir la tension dans ses muscles, prête à bondir sur un ennemi s'il y avait une attaque.
Elle protégeait la plus petite. C'était une évidence. Un regard de plus près me montra la fatigue de la plus petite et une pâleur pas naturelle. Je remarquai bientôt les bandages tâchés enroulés autour de sa poitrine et son épaule, révélant la cause.
Elle s'arrêtèrent dans le pré, la magnifique jument avec une crinière en soie de maïs répondant au coup de sa maîtresse. La brune inclina son dos en arrière et prit une grande respiration dans l'air frais du matin. La blonde remua, ouvrit ses yeux et chuchota quelque chose qui fit sourire la brune et courba sa tête pour une réponse mystérieuse.
Une femme plus fantaisiste que moi pourrait avoir confondu cette paire avec la déesse de la chasse avec un faon blessé sauvé d'une mort certaine. Moi, cependant, j'ai toujours été réaliste. Et j'ai toujours été complètement sûre qu'aucun Dieu ou Déesse n'aurait pris le temps d'apparaître devant moi, une modeste apprenti aubergiste dans le petit village de Galasia.
Un autre coup de la brune fit avancer la jument sur le chemin menant vers le village. A leur rythme, ça leur prendrait une marque de bougie ou plus pour arriver à l'auberge. Moi ? Moins d'une moitié si je cours. Il n'y avait qu'une auberge dans Galasia et mon frère Pirro la possédait. Il ne donnerait jamais une chambre à ces deux là. Avec de l'aide des Parques, Pirro est encore en train de dormir quand j'arriverais à la maison.
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Es-tu sûre que je ne te fais pas mal, Xena ?" demanda la barde pour la quatrième fois. Xena sourit. Sûr, c'était très inhabituel pour Gabrielle d'être devant comme ça et oui, la guerrière devait faire quelques ajustements pour s'accommoder au changement. Mais non, la barde ne lui faisait pas mal. Avoir la barde contre elle comme ça la rendait folle de désir, désir de fourrer son nez dans ses cheveux de miel et…
Xena tira son esprit hors de ce petit rêve comme une main d'un feu. Mieux ne pas aller là, elle pensa avec un triste froncement de sourcils. Ok, elle admit silencieusement à elle-même, peut-être que ça fait un peu mal, mais pas de la façon dont la barde pense.
"Pour la dernière fois, Gabrielle, tu ne me fais pas mal" elle chuchota, scannant la forêt avec ses yeux de chasseuse. Bien qu'elles n'avaient pas rencontré de problème en presque quinze de jours quand la guerrière avait pris 50 hommes de différents niveaux de compétences dans ce qui ne pouvait être appelé qu'une embûche, Xena était encore prudente. Gabrielle avait été blessée pendant ce petit match et Xena n'avait pas envie de répéter ça de nouveau de si vite. Elle resserra sa prise autour du corps de la barde, juste assez pour se rassurer que sa précieuse cargaison était en sécurité.
"Bien" répondit la barde "Parce que tu es confortable. Explique-moi pourquoi je n'ai jamais conduit de cette façon avant ?"
Xena avala sa vraie réponse et grogna gaiement à la place. "Parce que je savais que si je te laissais conduire de cette façon une fois, tu voudras conduire partout. Et alors, Argo arrêtera de me parler"
Gabrielle rit tout bas "Oh, ha, ha"
"Tu ne me crois pas ? Demande-lui"
Argo ignora le badinage tranquille qui prenait place sur son dos et continua paresseusement sur le chemin où sa maîtresse l'avait guidé. Quand elle passa une courbe sans visibilité dans un petit prés, elle répondit au coud de sa maîtresse et s'arrêta doucement. Xena regarda autour d'elle, les poils sur ses bras dressés par l'attention. Elle pencha sa tête en arrière et prit une grande respiration.
"Nous sommes observées, n'est-ce pas ?" vint la douce question de Gabrielle. Elle sentit la tension augmenter dans les muscles sous elle et savait qu'il ne pouvait y avoir qu'une cause.
Xena sourit et pencha sa tête en avant pour chuchoter dans l'oreille de la barde. "Oui. Où ?" elle ne laissait jamais passer une opportunité de renforcer les compétences de Gabrielle.
"Le seul endroit qui est possible. Le gros arbre du côté Nord. Elle peut voir les allées et venues du chemin et les feuilles lui donnent une bonne couverture" Gabrielle savait aussi, par le fait que Xena n'avait pas tiré son épée ou son chakram, qu'il n'y avait pas de danger immédiat.
"Et comment est-ce que tu sais que c'est une femme ?"
"Parce qu'elle n'est pas encore tombée" sourit Gabrielle. Xena rit et donna un coup à Argo. La jument commença de nouveau son long trajet à travers la forêt.